samedi 11 juillet 2009
"drug addicts trilogy"
Par oxolaterre, à 19:40 :: General

Parmi les biographies que j'ai lues récemment, il y en a trois qui composent une sorte de trilogie de la défonce. Ce n'était pas une volonté de ma part, à aucun moment je me suis dit "Ah oui, et si pour changer je m'intéressais un peu à la vie des drogués fortunés?". Loin de moi cette idée. Mais il se trouve que ces personnes sont ou ont été très largement portées sur la chose.
- Anthony Kiedis, parce que j'aime tout simplement les Red Hot Chili Peppers. Alors pour vous résumer(mais bon, ce n'est pas mon métier non plus hein !!) le livre est ainsi construit : "Je me drogue, je vais en désintox, je me redrogue et je retourne en désintox, et je me re-redrogue alors forcément je re-retourne en désintox, mais je m'enfuis en escaladant l'enceinte de l'établissement pour me re-re-droguer. Et ainsi de suite. Et bien bizarrement, ça reste passionnant et touchant. Et puis comme toute bonne biographie qui se respecte, c'est aussi bourré d'anecdotes.
- Don Simpson("Box Office") parce que je me souviens de l'époque où j'avais lu des articles concernant le tandem-producteur Simpson-Bruckheimer, les rois d' Hollywood dans les années 80. Alors là, on est dans la cour des grands, on fait dans le grandiose, on en fout plein les yeux et les narines, tout est dans la démesure. Pour finalement mourir d'une overdose, sur les toilettes (Elvis n'en a pas le monopole), en lisant la biographie d'Oliver Stone. Mais le personnage est tellement hors norme, qu'il en devient fascinant. Je devrais le détester, c'est tout l'inverse!
- Et puis Edie Sedgwick, qui a été la muse d'Andy Warhol , qualifiée de "Superstar" ou même parfois, de Miss Warhol. Alors au début, la Factory, c'est plutôt rigolo. C'est la fête, on danse, on fait des films qui n'ont pas vraiment de sens, mais comme c'est de l'underground, ça passe. Et puis très vite, les gens deviennent un peu barjos ("tu vas me repeindre la barrière" - "Ah mais je ne sais pas si la barrière est d'accord"), d'autres se jettent par le fenêtre ("Andy, je vais cette fois-ci réellement m'envoyer en l'air"), et Edie devient accro aux drogues de toutes sortes. S'ensuit une longue descente en enfer, qui se terminera une nuit, à 28 ans, dans son sommeil, simplement parce que le corps n'en pouvait plus. Une biographie passionnante faite de témoignages de personnes qui ont jalonné sa vie. Et moi j'adore Edie Sedgwick !

Bientôt le prochain Beigbéder.
Enfin quelqu'un de "clean".
...
Ah non.