Behind the Mac

Behind the Mac, devant ou derrière son écran

C’est en faisant du dérushage sur un projet vidéo que j’ai exporté ces deux plans. Je me suis interrogé sur le temps passé devant mon écran d’ordinateur. Sûrement beaucoup.
En exportant de façon régulière ce type de captures, je pourrais sans problème raconter une partie de ma vie. N’est-ce pas un peu terrifiant ?

Behind the Mac | Devant l'ordinateur

Behind the Mac | Apple

En postant ces deux photos sur Facebook et en cherchant à les légender, j’ai eu un moment d’hésitation. Fallait-il taper « devant l’écran » ou bien « derrière l’écran » ?

D’accord, je suis devant l’écran, mais si l’appareil photo est placé de l’autre côté de l’écran, je suis donc derrière, non ?

Je déteste me prendre la tête sur ce genre de connerie.

Et puis est venu à ma rescousse Tim Cook lors de sa dernière Keynote. Mais si, celle où il a présenté le trop top nouvel iPad Pro !!

Il lance une vidéo. Elle s’intitule : « Behind the Mac ».

Pour moi c’est réglé, j’ai la réponse à ma question et l’intitulé de mon post !

Et si je rédigeais un article de blog ?

Rédaction d’un article de blog sur mon site

Même si je n’y mets pas encore toute l’énergie et la régularité que je souhaiterais, je publie de temps en temps sur mon site perso un article de blog dans la rubrique « Brainstorming ». Si je l’ai appelée ainsi c’est que j’y parle de sujets qui me passe par la tête sans vraiment de cohérence et de calcul éditorial. Des sujets pris au hasard, que j’ai envie d’aborder. Ils auront bien évidement le plus souvent un rapport à l’image, mais d’une manière assez large. Du storytelling au montage vidéo, en passant par le dessin et l’animation.

Article de blog | Rédaction

Je reviendrai plus tard avec des nouvelles illustrations, dont celles réalisées en vectoriel pour EDF, avec entre autre une série d’attitudes pour une petite mascotte qui m’a rappelé les dessins que j’avais fourni il y a quelques années pour les distributeurs BNP. Je reconnais que c’était très agréable à faire.

Joan Didion | Citation

Comme c’est un peu mon obsession du moment, une citation de Joan Didion qui a forcément une résonance sur mon travail actuel :

– Novels are like paintings, specifically watercolors. Every stroke you put down you have to go with. Of course you can rewrite, but the original strokes are still there in the texture of the thing.

Presse | Harmony Korine

Presse, Harmony Korine

Avec la sortie de SPRING BREAKERS, le cinéaste mis à l’honneur ces dernières semaines dans la presse Française, le déjanté Harmony Korine. Extraits :

(Pour l’interview, balade dans le quartier, avec à chaque coin de rue, une histoire) :
Plus loin, un hangar en brique et Korine s’emballe : « Tu vois là-bas? C’est un studio porno, le Ranch de la Double pénétration. Dieu sait ce qu’ils y font. »

Korine choisit le moment où je sors prendre une photo pour me raconter comment, sur le tournage de Gummo, les habitants du quartier ont reçu le chef opérateur avec des volées de briques. Mais pas de panique : « Vas-y, fonce! J’assure tes arrières! »

– Visite de la cave :
« J’ai des milliers de photos allant du porno genre écolières à des images de fêtes, de gosses qui pissent dans les voiturettes de golf ou se dégueulent dessus. Graphiquement, c’est génial. »

– Sur ce film vous avez encore pris des acteurs amateurs. Qu’est-ce qu’ils vous apportent?
« Ils amènent de la vie. Aujourd’hui je suis tombé sur une vidéo de ce gars (il amène son ordinateur) : un enfant sans bras, sans jambes, sur son fauteuil roulant, contre lequel une lap danseuse se frotte. Je fais beaucoup de recherches comme ça. »

Le Roman du Rock | Lecture du jour

Le roman du rock de Nicolas Ungemuth

– Le Roman du Rock –

Bien que je ne sois pas un inconditionnel de la « Grande » histoire du Rock, peut-être parce que plus porté sur celle du cinéma, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage, « Le roman du Rock »,écrit avec un réel talent et un enthousiasme certain. Une succession de chroniques retraçant au travers d’albums le parcours d’un artiste, ou celui d’une tendance.
On sent le mec totalement passionné par ce qu’il raconte, encensant un album avec fougue pour mieux descendre le suivant s’il n’a pas été à la hauteur de ses espérances. Nicolas Ungemuth a la fâcheuse réputation de ne pas se faire que des amis, on ne s’en étonnera pas, il chatouille, énerve, provoque, n’hésitant pas parfois à écorner la légende. Il est un peu comme ce type que vous croisez en soirée et que vous trouvez si sympathique tant vous partagez d’affinités, jusqu’au moment où ce dernier a l’impudeur de dire du mal de votre film « sacré ». Là vous ne riez plus. Vous souhaitez sa disparition brutale. Ce livre, c’est un peu ça, un copain de soirée avec qui vous allez finir par vous battre. Extraits :

(…)Ecouter les Beatles, attentivement, c’est voir les germes pousser : tout ce qui va se passer plus tard se trouve là. Lorsqu’on parvient à oublier tout tout ce qu’on sait à leur sujet, ce qui nécessite beaucoup de travail et de concentration, la récompense est immense : on assiste à la naissance du monde moderne.

(…)Spector touche l’interrupteur et appuie sur on. Les cœurs se réveillent, battent plus vite. Les oreilles s’épanouissent. Le monde, soudain, devient plus beau. La musique est orgasme : celui qui ne pleure pas en écoutant Do I Love You ou Is This What I Get For Loving You Baby est castré chimiquement ou mentalement handicapé. C’est, pour reprendre l’expression de Bach, l' »offrande musicale ».

(…)C’est donc là qu’auront lieu les séances mythiques débouchant sur From Elvis In Memphis puis, plus tard, sur Back in Memphis. C’est là, dans sa propre ville, qu’aura lieu le miracle, la vraie renaissance d’Elvis.

(…)Keith Richards est un filou : sur les vidéos et photos des années soixante, il ressemble à ce qu’il est en réalité. Un garçon maigrelet aux oreilles décollées qui dut souffrir en classe et qui ne devait pas faire peur à grand monde. Et puis, les cheveux poussant (…) Richard est passé dans l’esprit du public, pour le voyou absolu, particulièrement à la suite des histoires de drogue. Richards y a cru, il a trouvé le rôle épatant.

Et là, j’ai eu mal :

(…)Les Bunnymen, qui sortent une espèce de chef-d’oeuvre avec Ocean rain, sont trop intègres pour rivaliser avec les prostitués couverts de laque envahissant les charts : Depeche Mode force trop sur l’imagerie gay neuneu pour être crédible, et l’un des musiciens ne sert tellement à rien que sur scène, il envoie des fax quand tout le monde croit qu’il joue du synthé.