Freelance et libre comme l’air

Je ne savais pas très bien par où commencer. Quoi poster dans ce premier article de blog ? J’ai alors pensé qu’il était peut-être assez logique de me lancer dans les présentations, en abordant mon métier en tant que freelance.

Et puis j’avoue que ça tombait bien, je venais de terminer le montage de cette courte vidéo censée donner un aperçu de mon travail.

Freelance donc, dans l’illustration, mais aussi dans le Motion design.

Illustrateur parce que je suis avant tout un passionné de dessin. Motion designer, pour le plaisir de voir s’animer mes images.

Freelance en illustration

Si je suis devenu freelance, c’est avant tout pour exercer mon métier en tant qu’illustrateur. Très vite il a semblé nécessaire de m’inscrire à La Maison des Artistes pour avoir le statut d’indépendant, et donc de travailler dans les règles. Et puis moi, ça m’aidait dans ma démarche. C’est un peu comme avoir ta carte de presse. Ca ne fait pas de toi un bon journaliste, mais ça officialise le truc. C’est donc un peu la même chose avec l’illustration. Tu ne fais plus tes petits dessins dans ton coin, tu as le statut. Mais ça ne t’accorde pas immédiatement du talent.

A mes débuts, ce qui me branchait par dessus tout c’était la presse. Et particulièrement les magazines féminins. Mon rêve ultime était d’illustrer les articles de ELLE. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, du moins dans ma période de démarchage intensif. Regret ?

J’ai heureusement eu la chance de travailler sur des projets tout aussi excitants, particulièrement dans la publicité, et ce grâce à mon agent de l’époque.

Illustrator

Le dessin vectoriel a longtemps été associé à mon identité graphique. Et c’est toujours le cas aujourd’hui puisque je continue de travailler régulièrement sur Illustrator, un logiciel dont j’aurais encore du mal à me passer de ses services, tant il fait partie de mes habitudes de dessin.

Procreate

Mais en parallèle, et de plus en plus souvent, je dessine aussi sur iPad Pro avec principalement l’application Procreate.

Ca correspond certainement à un moment de ma vie où j’ai ressenti un besoin profond de retrouver le plaisir simple du dessin. Avec juste un crayon à la main. Même s’il s’agit ici du pencil d’Apple.

Freelance en illustration
Dessiner sur iPad
Illustrateur freelance
Dessin sur Procreate

Finalement, je fais face à deux tentations. La première étant de réaliser des illustrations très graphiques, aux traits réguliers et aux aplats colorés. Et l’autre, qui tend vers quelque chose de plus lâché, avec un trait nerveux et pourquoi pas bancal.

J’essaie de faire cohabiter ces deux styles qui expriment je l’espère ce que je suis aujourd’hui.

Freelance dans le Motion Design

J’ai pratiqué très tôt l’animation à commencer par l’Ecole Emile Cohl où les bases élémentaires nous étaient déjà enseignées.

Mais c’est finalement un peu plus tard que je me suis retrouvé à bosser d’une manière, disons plus professionnelle, l’animation.
En sortant de l’école j’ai intégré une société multimédia — C’est pas devenu un peu démodé le terme multimédia ? C’est pas un peu la norme aujourd’hui, non ? — Bon, disons qu’à l’époque une société multimédia était à la pointe de la tendance. Eh ouais, et j’en faisais partie, putain !

Mon job d’infographiste était de réaliser des logos, des bannières, des mascottes. Très vite, il a semblé judicieux d’animer tout ça. On en était encore au modem 56k. Pour ceux qui ont connu l’accès à internet d’un autre âge, je m’abstiendrai de vous remémorer de telles souffrances en vous imitant le son qu’il produisait.

Flash

Il fallait aussi faire preuve d’ingéniosité pour avoir une animation légère, facile à charger. Un logiciel nous facilitait la tâche, il s’agissait de FLASH. Il était l’outil indispensable sur lequel il était bon de travailler. J’ai beaucoup aimé travailler sur FLASH. Il faut dire que les clients adoraient quand le moindre bouton cliquable de leur site web était animé. J’ai donc pu me faire plaisir et tenter des trucs. L’animation d’icônes était généralement associée à un bruitage, qui pouvait parfois faire CHIBA PAN VLOP WIIIIZ. Ou quelque chose dans le genre.

Et puis un jour, on a découvert la sobriété. Et ce n’était pas plus mal.

After Effects

Bien des années après, quand Flash est devenu obsolète, j’ai fait la connaissance d’After Effects, le logiciel d’Adobe, que je considérais plutôt comme un outil professionnel d’effets spéciaux. Ca ne semblait donc pas vraiment adapté à mes besoins. Mais comme j’étais curieux, j’ai commencé à m’y intéresser.
Très sincèrement, au premier abord, After Effects peut faire peur. Et j’ai eu effectivement très peur.
L’interface et ses nombreux sous-menus ne sont pas faciles à apprivoiser.
Malgré tout, de façon régulière, presque tous les soirs, j’ai commencé à suivre des tutoriels et je me suis formé tout seul. Ça a pris pas mal de temps.
Et puis j’ai commencé à percevoir le potentiel en animation 2D et ce que ça pouvait apporter à mon travail.

Motion design de personnages
Animation pour les tuiles Eternit

Aujourd’hui je préfère le terme de motion designer à celui d’animateur. Animateur de quoi ? Animateur d’un club de vacances naturistes ?
Et puis motion designer ça sonne mieux. Ça a son petit côté « je bosse en France mais c’est comme si j’étais déjà aux States à L.A ».

Pour conclure cet article, vous pouvez évidement retrouver une partie de mon travail sur mon portfolio en ligne.


Freelance à la Maison des Artistes
Tracer sa route en tant que freelance

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