Etre sur le départ

Je ne sais pas si c’est l’effet confinement mais les départs me manquent. Se dire qu’on va changer d’air, voir autre chose, un autre horizon, est réconfortant.
Partir. Juste l’idée même de partir. Pour décrocher un moment.

J’aime les aéroports

Certains râlent dans les halls d’aéroport, pour un retard, ou pour des files d’attente interminables. Moi je me réjouis d’être là. C’est une chance que de pouvoir partir. Voler reste toujours un miracle !

Partir pour ailleurs
Illustration aéroport

Avant, à la veille d’un départ, j’angoissais. Certainement la peur de perdre mes habitudes et de devoir en adopter de nouvelles.

Aujourd’hui j’aime faire ma valise, tourner la clé dans la serrure de la porte de l’appartement, et filer jusqu’à l’aéroport.

Me laisser porter par les Escalators pour atteindre enfin les immenses halls d’embarquements. Scruter machinalement les écrans et patienter jusqu’au décollage.

Ou encore glisser une pièce de monnaie dans un distributeur, pour voir tomber le gobelet qui se remplit du breuvage réparateur. Boire mon premier café en espérant sortir définitivement de cet état cotonneux.

Partir et aéroport
Les départs

J’adore flâner, ou me coller à la vitre pour mieux observer les avions qui décollent ou ceux qui atterrissent. Contempler toute cette agitation, dans cet espace qui n’est pas tout à fait une ville.

Dans le livre de Charlelie Couture, Inventaire paradoxal de petits plaisirs et de grandes haines, il y a une partie réservée aux voyages qui me plait beaucoup :

« Le voyage est un déséquilibre nécessaire ».
(…)
« A l’étranger, on devient un invité ».
Et aussi :
« Partir est excitant, revenir est une jouissance animale. Retrouver sa tanière et reconnaitre ses repères ».

Partir, partir

Je termine cet article par cette chanson de Julien Clerc que j’apprécie particulièrement !

Partir, partir

On a toujours

Un bateau dans le cœur

Un avion qui s’envole

Pour ailleurs

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